Le Sel de la Vie, Françoise Héritier

Dire que nous sommes en Février, et que c’est la première fois que je viens écrire ici cette année. Je dois avouer que je n’ai plus tant les mêmes priorités qu’au moment de la création du site ! Je suis passée par toutes les phases possibles, de l’euphorie totale à l’envie de l’emmener plus loin jusqu’à aujourd’hui, où finalement il est vraiment quelque chose de personnel où je viens poser des mots lorsque j’en ai envie, comme cet après-midi.
Depuis quelques mois je fais en sorte de mettre de côté le virtuel pour donner toute mon énergie dans le réel, ce que j’appelle « la vraie vie », dans laquelle j’ai beaucoup (beaucoup) de choses à régler, à faire évoluer de mon côté. J’ai le sentiment d’être à l’aube de grands changements sur du long terme et c’est ce à quoi j’ai décidé de consacrer tout mon temps.

Aujourd’hui je viens vous parler d’un livre. Ca fait un moment maintenant que j’essaie de lire un peu plus, et ce bouquin est de loin mon préféré parmi tous ceux que j’ai pu ouvrir, celui que j’emmènerais chaque fois dans ma valise si j’ai à voyager, qui serait chaque fois présent dans mon sac à main si j’ai un long trajet à faire. Et d’ailleurs, il est le seul que j’ai envie de refermer sans réussir le finir. Tout simplement parce qu’il me donne envie de me lever de mon fauteuil pour aller profiter des petites choses si simples d’une vie sans avoir le temps d’entamer une page supplémentaire, qu’il me procure une sensation de bien-être immédiat et inexplicable. Ce que Françoise Héritier appelle « le sel de la vie », est raconté sous forme d’une lettre envoyé à un ami, pour parler de toutes ces petites choses du quotidien, ces petites choses « qui font que ».

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« Il existe une forme de légèreté dans le simple fait d’exister, au delà des occupations, au delà des sentiments forts, au delà des engagements politiques […] et c’est uniquement de cela que j’ai voulu rendre compte.

Se tromper de jour, savoir se faire oublier, se demander où l’on était avant de naître plutôt que ce que l’on deviendra après la mort, frémir d’impatience, s’étendre sur une chaise longue, prendre une bière à une terrasse une fin d’après-midi, manger du raisin pris directement à la treille sur la façade d’une maison, calculer le temps entre l’éclair et le tonnerre, se coucher dans des draps fraîchement changés, bricoler de vieux meubles, marcher dans la mer, tomber d’une estrade devant cent personnes, se relever et faire comme si de rien n’était, pleurer au cinéma, se plaire dans l’amitié féminine, tenir à des photos ou à des objets, rougir et s’en vouloir … »

Françoise Héritier, Le Sel de la Vie.

 

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